Traitement des déchets : les mauvais choix du conseil général de la Vendée

tmbLa préfecture vient d’accorder la construction de la première usine de tri mécanobiologique (TMB) en Vendée. Les travaux à St Christophe du Ligneron pourraient débuter au mois de mars 2010 (voir article de Ouest France du 8 janvier 2010 : cliquez ici).

Le TMB a pour but de séparer mécaniquement les déchets fermentescibles (épluchures, restes de repas, coquilles d’oeufs…) des déchets plastiques, métalliques… que l’on peut mettre en commun dans nos poubelles principales.

Si cette technologie très au point permet un résultat visuel efficace (il n’y a au final dans les restes fermentescibles plus de matières platiques, métalliques ou autres visibles), elle ne permet pas d’éliminer les particules chimiques ou autres contenues dans les fermentescibles potentiellement mélangés à des produits dangereux dans nos poubelles (résidus de peintures, produits chimiques, métaux lourds…).

Les fermentescibles ainsi triés par le TMB, serviront au final de compost qui sera épandu dans les champs agricoles. On peut imaginer les dégats à long terme du dépot régulier dans les champs de métaux lourds, produits chimiques… pour la qualité des terres. Ainsi, les agriculteurs biologiques ne peuvent se servir du compost issu des usines de TMB. Il y a sans doute une raison à cela.

On mesure bien là les limites de cette technologie. Le principe de précaution devrait s’appliquer mais le conseil général de la Vendée en a décidé autrement.

On découvre également dans ce déroulement du plan départemental des déchets initié par le conseil général de Vendée et porté par Trivalis (syndicat des communes vendéennes chargé de mettre en place le plan de traitement des déchets) que le tri mécanobiologique pourrait finalement servir à la valorisation énergétique des résidus de déchets issus du tri… c’est à dire à la mise en place d’un incinérateur.

Le conseil général de Vendée s’obstine dans ses mauvais choix couteux concernant le traitement des déchets, alors que des solutions alternatives moins couteuses existent (une usine de TMB peut se chiffrer jusqu’à 24 millions d’euros selon les chiffres de Trivalis… il est prévu la construction de 4 usines en Vendée).

Voici quelques pistes de réflexion qui pourraient permettre une alternative au TMB et à un incinérateur :

- mise en place de plateformes de compostage collectif (pour permettre aux citoyens ne souhaitant pas faire de compost chez eux d’emmener leurs déchets fermentescibles sans que ceux-ci ne soient mélangés à des produits dangereux). Seules une vingtaine de ces plateformes étaient prévues par le plan départemental de gestion des déchets pour l’ensemble de la Vendée.

- continuité et systématisation de la distribution de composteurs individuels pour les maisons avec jardin.

- les « impôts déchets » doivent devenir une redevance incitative efficace qui doit faire que plus on trie, moins on jette, moins on paye.

- mise en place de « recycleries » qui permettent de réhabiliter des frigos, des ordinateurs, des meubles, des vélos… et de les revendre d’occasion à bas coûts.

- organisation d’équipes d’ambassadeurs du tri chargées d’expliquer comment bien trier, composter… et finalement moins payer.

-…

Mais toutes ces initiatives ne suffiront pas à régler le problème des déchets en Vendée. Car les citoyens ne peuvent intervenir sur ce qu’ils achètent en grande surface ; en particulier les produits de consommation sur-emballés (ex : un carton et 2 voir 3 plastiques sont souvent utilisés pour protéger un gâteau).

Seule une réduction des déchets à la source (moins d’emballages lors des achats) permettra donc de résoudre efficacement le problème des déchets. Pour cela, les élus doivent devenir les « syndicalistes des citoyens » auprès des commerçants, industriels… afin de limiter le volume global des déchets.

5 réponses à to “Traitement des déchets : les mauvais choix du conseil général de la Vendée”

  • cactus dit :

    Le produit qui sort du tri mécano biologique est tellement peu fiable que même la chambre d’agriculture n’a pas donné son accord à ce jour pour l’épandage du « compost » par l’agriculture intensive….

  • Vanmeulebroucke Guy dit :

    Bonjour,

    Le Pays Basque n’est pas épargné et le projet CANOPIA (urbaser…)prévu à Bayonne sur le site de BATZ malgré l’opposition en est un exemple.

    Ce projet d’implantation dans une zone en fort développement,particulièrement urbanisée et densifiée est non seulement arbitraire et rétrograde sur le plan environnemental et du cadre de vie,mais également illogique quant au choix d’un site contraire à une gestion efficace et objective.

    Certes,la nécessité et l’utilité d’un pôle de valorisation doit être créé dans le cadre d’une gestion globale comprenant entre autres la collecte sélective des bio-déchets et la redevance incitative mais avec une gestion logistique dont le site de traitement est le socle et le point de centre le mieux adapté si l’on peut dire.

    Les déchets urbains vont provenir du BAB,de St-Pierre d’Irube mais également d’Hendaye,de la zone de Cambo,de celle d’Urrugne et peut être même,en partie tout au moins,du syndicat Bizi Garbia pour retourner en grande partie sur le site d’enfouissement de St-Pée-sur Nivelle.

    Or,par rapport au site de BATZ et,à moins de trouver mieux,le site de LANDA TIPIA,aux confins du BAB sur la route de Cambo,parfaitement accessible et ouvert sur l’intérieur comme sur la côte serait certainement plus logique.

    Concernant le dossier par lui-même,il subsiste un doute et un point de droit qui devrait intéresser les juristes et qui reste à éclaircir puisqu’il concerne le marché public de ce projet.En effet,à la lecture des documents et textes législatifs il semblerait que les élus aient abusé de leur pouvoir et usé d’une procédure erronée et irrégulière en la matière en utilisant pour ce marché,la procédure de dialogue compétitif conjointement avec celle de conception-réalisation-exploitation alors que les textes et les règlements en vigueurs sont stricts quant à leurs utilisations.

    Par ailleurs la loi prévoit que les délibérations d’une certaines importances prises par les collectivités sont soumises au « contrôle de légalité des actes »par les services préfectoraux et en cas d’anomalies donne pouvoir aux préfets d’intervenir auprès de ces collectivités ou du tribunal administratif selon le cas.Il est vrai qu’avec tous les actes à contrôler les services sont parait-il surchargés et la priorité du contrôle devrait se faire sur les dossiers importants, sans que l’on sache pour autant si la procédure de marché public du projet de BATZ est légal ou non .Un sujet d’examen pour les futurs juristes!!!

    De nombreux marchés publics concernant les déchets en particuliers,sont passés par ces procédures sans que personne n’y prête attention….

    Que penser du point de vue de l’ADEME lors des 11ième Assises Nationales de la Prévention et Gestion Territoriale des Déchets du 16 et 17 septembre tenues à PARIS qui dans la présentation de son étude fait état entre autres:

    Par rapport à quelles alternatives ?
    • Le PTMB :– Échantillon trop petit à ce jour.
    • Le compostage domestique :– Ce n’est pas une alternative mais un complément.
    • Aucune gestion différenciée des biodéchets :– Comparaison avec le référentiel national.

    Pourquoi ça marche ailleurs ?
    • Les biodéchets sont une priorité pour les autorités (directive biodéchets en Allemagne, Autriche et Suisse…);
    • Une législation imposant la réduction de la matière organique dans les OMR;
    • Les coûts de traitement des OMR sont nettement plus importants;
    • Les collectes sont optimisées : OMR en C 0,5,Collecte sélective souvent 1 x mois;
    • L’objectif est de produire un compost haute gamme (TMB interdit en Allemagne depuis 1998 !!)
    • La redevance incitative en place depuis plus de 10 ans.

    « Les filets d’eau qui s’écoulent des rus,forment des fleuves tumultueux qui,charriant les déchets de l’humanité,finissent en bouillonnant dans le chaudron magique de l’environnement par faire une soupe nauséabonde d’or et d’argent dont ce repaissent les chaudronniers! »

  • Vanmeulebroucke Guy dit :

    TRI DES DECHETS,RECORD BATTU:34 à 9!!!
    La presse et divers sites internet ont fait état du record en Angleterre par la ville de Newcastle pour la mise en place de 9 poubelles différentes pour le tri et le ramassage des déchets.Record largement battu par le record mondial détenu par les habitants d’un petit village Japonais qui en compte 34 chez l’habitant.
    Reportage publié dans un journal de Tf1 que l’on peut consulter sur le site ci-dessous :

    Un village japonais sans déchet – mono-dix-phobia – モノ – 十 – 恐怖症
    1 message – Dernier message : 16 déc. 2009
    Un village japonais sans déchet. Vidéo ici à partir de 00:26 min. 0 kiff | Ajouter un commentaire – 15 commentaires |. Partager ▼ …
    mono-dix-phobia.skyrock.com/2725653348-Un-village-japonais-sans-dechet.html – En cache.

    Heureusement avec le tri courant,les apports volontaires en déchetteries et les techniques mécanisées,nous n’en sommes pas encore là.Sauf que cela n’empêche pas la mise à disposition d’un container supplémentaire pour le tri et la collecte des déchets fermentescibles et d’une politique de valorisation de qualité tant pour le biogaz que le compost.

    L’article L.541-21-2 du code de l’environnement impose la collecte séparée des déchets valorisables,pour autant que cela soit réalisable d’un point de vue technique,environnemental et économique.Cela se fait déjà dans d’autres villes comme par exemple la communauté de Lorient qui distribue des seaux de 5 litres et sacs biodégrables et dans de nombreux pays.

    Le clan très majoritaire des élus locaux partisan de l’immobilisme,en charge de la gestion,de l’organisation du tri et des collectes des déchets urbains devrait revoir sa copie quant à l’implantation du fameux projet Canopia sur le site de BATZ et la politique rétrograde centrée sur les ordures ménagères dites résiduelles.
    La généralisation de la mise en œuvre de tables de tris dans les écoles,les collèges,lycées,universités et autres établissements publics,l’implantation de déchetteries et bornes supplémentaires,l’instauration de la redevance incitative et de la pesée embarquée couplée à la mise en place d’une politique de collectes sélectives des FFOM sont les bases mêmes d’une bonne et saine gestion,à moins de vouloir décourager les bonnes volontés et le comportement éco-citoyen,en privilégiant la politique archaïque de l’enfouissement des déchets et…de l’argent public.

    Le syndicat Bil Ta Garbi dont les élus locaux sont créateurs et membres,en charge du regroupement et du traitement des déchets est lui-même adepte du lobby des collectivités qui préconisent les collectes des OMR et l’utilisation des fameux bioréacteurs-stabilisateurs (BRS),ce qui présage le maintien d’une gestion déjà obsolète pour les 20 ans à venir.Dans le cadre d’une vérible collecte des biodéchets,les BRS qui ne servent qu’à ouvrir les sacs,déshydrater et pré-fermenter les éléments humides compostables tout en continuant un mélange polluant,commencé dans les bennes sont coûteux et inutiles.

    Vinci-environnement qui détient la licence du procédé suisse Kompogas(axpo) a conçu l’unité de traitement de Montpellier avec les BRS,nous en connaissons les problèmes,sauf que Kompogas qui base sont procédé sur les collectes sélectives des biodéchets n’utilise pas de BRS.L’article paru dans la revue SuisseEnergie éditée par l’office fédéral de l’énergie est intéressant sur le sujet.
    « A quoi ressemble une installation Kompogas et comment fonctionne-t-elle?
    Elle se compose, pour l’essentiel, d’une fosse profonde, d’une déchiqueteuse,du fermenteur en tant que pièce maîtresse du système, d’une centrale énergétique,d’une presse, d’un composteur et d’un dispositif de biofiltration. »

    « En vertu de l’analyse du cycle de vie de l’installation Kompogas à Otelfingen,une deuxième installation Axpo a été certifiée en décembre 2009 étayée par une déclaration environnementale élaborée selon le standard international ISO 14025. On s’est rendu compte que la fermentation dans une installation Kompogas représente l’une des méthodes de valorisation des déchets parmi les plus respectueuses de l’environnement.Chaque tonne de biodéchets,valorisée de la sorte au lieu de pourrir dans une décharge, permet en effet d’économiser quelque 200 kg d’équivalents CO2.L’élément majeur de la déclaration environnementale selon ISO 14025 est un écobilan. Cette méthode clairement structurée, basée sur des normes internationales,permet de quantifier et d’estimer les émissions dans l’environnement ainsi que l’utilisation des ressources durant toutes les phases de production de l’électricité, de la chaleur,du biogaz et du digestat. A cet effet,l’installation Kompogas a donné lieu au prélèvement et à l’évaluation d’une multitude de facteurs en rapport avec l’environnement. Dans ce contexte,il a été tenu compte du cycle de vie du système Kompogas dans son entier, à savoir les transports des biodéchets vers l’installation Kompogas, la construction et l’exploitation de celle-ci ainsi que le traitement des déchets générés.Sous cet angle de vue, il ne peut être que recommandé aux communes suisses de passer, dans la mesure du possible, de la gestion des déchets à la gestion des ressources. Un premier pas dans cette direction pourrait être une visite guidée de l’installation Kompogas à Otelfingen et du centre d’information qui lui est rattaché. »

    Concernant Urbaser-environnement,l’enquête menée par Ramuntxo GARBISU journaliste d’EITB et relatée par l’ADECH est très significative sur les problèmes de traitement des OMR avec en plus l’utilisation des BRS,la qualité du compost (la norme française 44-051 est une des plus laxiste de l’UE)ainsi que la qualité et quantité du biogaz produites n’étant pas au rendez-vous.Par ailleurs,le syndicat de la Drôme,le Sytrad en bute avec Urbaser,fait parti du même lobby que Bil Ta Garbi et vu les projets et les résultats obtenus par certains le pire est à craindre.

    L’utilisation de bioréacteurs-stabilisateurs nous ramène à la sous-traitance.Si Vinci fait fabriquer ses tubes en Slovaquie,Urbaser le ferait en Italie d’après les infos trouvées sur leur site.Celui-ci,par ailleurs fait état d’un contrat de 8 ans,or,jusqu’à preuve du contraire si des avenants sont prévus il n’en reste pas moins aléatoires. Si le marché de conception-construction-exploitation est prévu pour 5 ans,l’avis d’attribution de marché stipule que :

    « Groupement URBASER SA (mandataire) – URBASER ENVIRONNEMENT – DHA ARCHITECTE, c/o 1140,avenue Albert Einstein, F-,34935 Montpellier Cedex 09. tél. : 04 67 99 41 00. Fax : 04 67 99 41 01.

    V.4) Informations sur le montant du marché :Estimation initiale du montant du marché :Valeur : 88 126 000 EUR.hors TVA.Valeur totale finale du marché :Valeur : 94 586 231 EUR.hors TVA.
    V.5) Le marché est susceptible d’être sous-traité : oui. Indiquer en valeur ou en pourcentage la part du marché susceptible d’être sous-traitée :Inconnue. » (???).

    Les textes réglementant les marchés publics et la sous-traitance sont explicites mais n’empêchent nullement les dérives.Il appartient au pouvoir adjudicateur,responsable d’une bonne utilisation de l’argent public,du rapport qualité/prix et de la mise en œuvre technique d’un ouvrage,d’assurer un contrôle rigoureux de tous montages conduisant à la constitution de groupes opportunistes et (ou)d’un mille-feuilles anarchique aux détriments d’entreprises dont la capacité et la responsabilité techniques,financières et sociales sont dûment reconnues.

    De nombreux pays mettent en œuvre une politique d’énergie renouvelable comme le biogaz issu du traitement des déchets urbains,agricoles et de la biomasse pour la production de biocarburant ou d’électricité.La politique du tout électrique en particulier pour les véhicules conduit à désavantager la filière biogaz-biocarburant alors que celle-ci se révèle plus économique,y compris pour les flottes captives des collectivités par rapport à l’approvisionnement au prix fort sur le marché. Un véhicule fonctionnant au bio-méthanol qui ne pollue pas et d’un coût à peu près équivalent à un véhicule à essence est plus économique qu’un véhicule électrique,sans oublier l’absence de mise en oeuvre de ceux fonctionnant à l’air comprimé,en particulier les bus.L’utilisation primaire de biocarburant se doit d’être prioritaire pour les collectivités qui maitrise la production du traitement des déchets et contrairement à la vente d’électricité l’injection du biogaz dans le réseau est plus logique sur le plan technique et économique.La politique du tout électrique conduit déjà à racheter l’énergie au prix supérieur que ne le paye le consommateur et le développement des véhicules électriques ne fera qu’accroitre le parc nucléaire et le coût de l’électricité ainsi que celui des batteries qui nécessite des matières fossiles rares que les producteurs feront valser comme le pétrole !

  • Vanmeulebroucke Guy dit :

    AVIS DE DECHET….PAR LE PROFESSEUR CANARDEAU!!!

    AVIS DE DECHET!Le Canard Enchainé du 16 février….

    QUELLE chance d’habiter la Vendée, ce département tellement exemplaire sur le plan écologique ! Du moins c’est le conseil général qui le dit, et le prouve : les incinérateurs ont été bannis de ce territoire, et, à la place, à partir de la fin de l’année,des usines de traitement mécanobiologique (TMB) vont fleurir.Leur formule est magique :une partie des ordures ménagères ainsi traitées sont transformées en produit d’épandage agricole. Génial, non ?
    Voilà comment ça marche : un camion ramasse le sac poubelle d’ordures ménagères, l’emporte vers l’usine de TMB, où, après avoir été saisi par un grappin, le sac est éventré mécaniquement. Les ordures qu’il contenait sont expédiées dans un gros tube de fermentation.Elles y sont déchiquetées.Quatre jours de macération à 60 °C plus tard et hop ! on obtient un mélange qui est acheminé vers une tour de triage. Résultat,20 % des ordures disparaissent presque par enchantement(par évaporation,brûlage), 50 % sont enfouies dans une méga décharge située généralement juste à côté de l’usine,30 % finissent en compost, lequel sera revendu pour être épandu sur les champs de Vendée.

    Bref,un procédé tellement grenello compatible que le département a d’abord tablé sur la construction de cinq usines, avant de se raviser et d’opter maintenant pour trois. Les deux premières,d’une capacité de 35 000 et 55 000 tonnes, sont attendues pour la fin de l’année. La troisième(toujours dans les cartons)pourra avaler entre 65 000 et 80 000 tonnes d’ordures. Un bel investissement, d’à peu près 80 millions d’euros, à la charge de l’usager.

    « Ce procédé est une monstruosité écologique. Il ne filtre rien du tout. Tous les déchets qui
    feront moins de 10 mm seront piégés dans le compost. Les fragments de seringues, les médicaments,les piles boutons, tout ça va finir dans les champs », hurlent les associations locales de défense de l’environnement.
    « C’est faux, il n’y a pas de véritable risque. Le TMB est aujourd’hui la seule solution alternative à l’incinérateur. Et,pour reprendre l’exemple des piles, il faut savoir qu’aujourd’hui
    elles sont de plus en plus propres », assure de son côté Didier Thiétry, directeur de Trivalis,
    le syndicat mixte d’étude et de traitement des déchets de Vendée, proprio des futures installations.

    « Ce compost sera plus que conforme à la norme en vigueur», renchérit Etienne Roger, directeur général adjoint du conseil général. Tiens, la norme, la NFU 44051, qui définit
    le niveau de qualité du compost,parlons-en : primo, elle tolère la présence de métaux
    lourds dans le compost (cuivre,plomb, nickel, mercure, cadmium,zinc, chrome…) sous le
    prétexte que ces charmants éléments sont présents dans la nature.
    Deuzio, elle ne propose aucun système d’assurance qualité(suivi, affichage des résultats…).
    Tertio, elle impose aux tenanciers de TMB à peine deux à quatre analyses par an, qu’ils font
    eux-mêmes, en toute transparence,bien sûr…

    « Effectivement, cette norme présente de nombreuses lacunes.
    Il nous faut travailler dessus, ça devient même un besoin pressant», commente Marc Cheverry,patron du service prévention et gestion des déchets à l’Ademe(Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Pour lui,le TMB présente deux inconvénients
    majeurs : « Outre le fait que la France est aujourd’hui le seul pays en Europe à promouvoir
    le TMB pour faire un compost à vocation agricole, techniquement je ne peux pas assurer
    que ce produit sera au final de bonne qualité. »
    Même son de cloche du côté du ministère de l’Ecologie. « Nous n’encourageons pas ce genre d’initiatives.

    Cinq usines de TMB sont actuellement en activité dans le pays, avec des résultats pas vraiment concluants. Et puis ce sont des infrastructures qui coûtent très cher », analyse Jean-Marie Durand, directeur adjoint au cabinet de la ministre.
    Heureusement que les constructeurs de TMB, les Vinci,Véolià, Bouygues, font également
    des incinérateurs. Au cas où les agriculteurs se rebifferaient sur le compost, ils pourront toujours le recycler comme combustible dans leurs fours. En attendant,ces industriels doivent rester concentrés sur leur truelle. Une quarantaine d’usines de tri mécano-biologique est programmée d’ici à 2015 sur tout le territoire.
    Faut pas mollir…
    Professeur Canardeau.
    Et bientôt ce sera le PAYS BASQUE! :mrgreen:

  • Vanmeulebroucke Guy dit :

    SITA-SUD….JETTE L’EPONGE!A QUI LE TOUR?

    MIDI LIBRE.Édition du vendredi 11 mars 2011

    Sita renonce à enfouir des déchets près de la Gardiole Réactions : « Très grande victoire »

    L’entreprise Sita sud, qui portait depuis sept ans le projet d’un centre de traitement des déchets, dont un site d’enfouissement, au bord du massif de la Gardiole, a annoncé hier l’abandon de ce dossier. Honni par la population locale, très combative, le projet n’avait plus le soutien de l’Agglomération et de l’Etat.

    Publié à 14 h 47 – Lâché par les collectivités, l’industriel abandonne le projet de pôle de traitement et d’enfouissement, signifie son directeur général, Stéphane Leterrier.

    Vous n’aviez pas réagi au retrait de l’arrêté préfectoral de projet d’intérêt général (Pig). Quelle est votre position sur ce dossier ?

    J’ai pris la décision d’abandonner ce projet à Fabrègues.

    Par quels actes le concrétiser ?

    Nous allons adresser à l’État un courrier de désistement de notre autorisation d’exploiter dans les jours qui viennent, et on va libérer
    le terrain de sa maîtrise foncière. Il n’y a plus matière à tergiverser.

    Ce n’était pas ce que vous aviez envisagé, en décembre, quand l’Agglo disait le projet suspendu.

    Non, mais on se met en accord avec la position de l’Agglomération. En pur droit administratif, on pourrait s’enferrer, nous avons d’ailleurs obtenu une victoire sur le premier Pig, restauré en tant que tel. Mais les conditions ne sont plus réunies pour conduire ce projet. En France, pour sortir un projet il faut en produire trois ou quatre et, dans cette statistique, ce ne sera pas celui de Fabrègues qui ira au bout. Ça fait partie de la vie d’entreprises comme les nôtres d’avoir plusieurs fers au feu et ne pas pouvoir les mener tous à terme. Il faut savoir arrêter les combats perdus.

    Avez-vous déjà rencontré aussi farouche opposition ?

    Objectivement non. Il y a eu une très forte mobilisation, une alliance entre les Gardiens de la Gardiole et la commune qui a donné de la force à cette opposition. Et puis on a un droit administratif de plus en plus compliqué, qui, sur des points de forme, peut tout bloquer. Ce qui est le cas. Nous avions sinon les études et les garanties environnementales pour aboutir.

    Vous avez beaucoup investi. Avez-vous chiffré le coût de cette longue entreprise avortée ?

    Oui, mais ça fait partie des aléas économiques d’une société. Les dépenses sont derrière nous et, ailleurs, c’est allé à son terme.

    Cet échec n’est-il pas aussi un coup porté à l’enfouissement ?

    Il y aura toujours du stockage, pour des raisons technico-économiques du moment. On peut tout recycler mais, parfois, ça va coûter tellement cher que ça n’aura aucune pertinence. Même en matière environnementale, à cause de l’énergie, des process qu’on va mettre en œuvre. On ne peut pas se rattacher à un Graal de la valorisation absolue, du déchet qui disparaît entièrement. On fera des centres de stockage, nous ou d’autres. Mais, en tout cas, fin du feuilleton à Fabrègues.

    CHRONOLOGIE : Un long feuilleton

    Avril 2004 : des études de sol sont menées, domaine Mirabeau.
    Mai 2005 : naissance des Gardiens de la Gardiole.
    Juillet 2005 : Fabrègues refuse de modifier son plan d’occupation des sols (Pos) et permettre le CSDU.
    Février 2007 : le préfet déclare le projet d’intérêt général (Pig n° 1) Pos.
    Octobre 2008 : le tribunal administratif annule cet arrêté de Pig.
    Novembre 2008 : l’Agglo sollicite du préfet un autre Pig (n° 2) pour Sita.
    Décembre 2008 : le préfet octroie à Sita l’autorisation d’exploiter un CSDU au titre des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).
    Avril 2009 : le préfet signe un second arrêté de Pig.
    Février 2010 : le maire recale le second permis de construire déposé.
    Septembre 2010 : le tribunal administratif annule le second Pig.
    Décembre 2010 : le préfet signe un troisième Pig au profit de Sita.
    Décembre 2010 : l’Agglo annonce la suspension du projet industriel.
    Janvier 2011 : l’Agglo retire sa demande du troisième Pig.
    Février 2011 : le préfet retire son troisième Pig.

    Recueilli par OLLIVIER LE NY oleny@midilibre.com.

    vos reactions

    13/03/2011 à 19h01 | la révoltée
    BRAVO les Gardiens de la Gardiole !! un très long combat … une belle victoire , et surtout un beau pied de nez à tous ceux qui ont décrié le combat mené par une population fière et gardienne de notre si belle Gardiole !.. Passeran pas!!

    13/03/2011 à 09h50 | Bertrand
    Bravo au gardiens de la gardiole pour leur victoire finale contre SITA. Même problème dans le Gard a SALINDRES ou SITA veut créer une usine de tri compostage d’ordure ménagère et comme à FABREGUE, l’association de défense de l’environnement l’ADISL gagnera contre le roi du déchets SITA

    11/03/2011 à 21h17 | la rançon….!
    c’est bien joli de s’évertuer et de s’entousiasmer de l’evolution de la population dans notre région et même toute la France ……mais le CACA suit le monde…..Que sera la planète avec 15 ou 20 milliards d »humains…..et la france 120 millions….?

    11/03/2011 à 20h53 | Miguel
    Maintenant que Frêche est mort, et que les déchets sont devenus un problème à résoudre au lieu d’être une arme politique, il faudrait vraiment se préoccuper de la réduction du volume des déchets et de la collecte sélective. L’Agglo de Montpellier, c’est la honte par rapport aux autres villes françaises.

    11/03/2011 à 19h37 | populasfabregou
    Passeran pas!!!!!!!! victoireeeeeeeeeeeeee sita degage, la gardiole est un lieu sacrée…. victoire, champagneeeeeeeee

    11/03/2011 à 18h39 | olivier34
    on attend maintenant de savoir qui va récupérer le lieu de stockage… Cette histoire n’est pas encore finie.

    11/03/2011 à 18h22 | VICTOIRE?
    et c’est ainsi que les déchets atterrissent en Afrique, en catimini, directement dans des rivières, à force de poussée victorieuses de nos coqs bien gaulois. Mais des Africains on s’en moque, ils meurent loin de chez nous.

    11/03/2011 à 16h50 | gege
    belle victoire de toute une population et du soutien des maires des communes qui ont soutenu une bonne cause.C’est dommage d’avoir attendu si longtemps. si l ‘actuel président de l’agglo avait pris position contre Mr Fréche cela n’aurai pas eu lieu .